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De Miss Gribouillis à MaisonTexera

  • Photo du rédacteur: Adeline Techer
    Adeline Techer
  • 16 juin
  • 2 min de lecture


L’histoire d’une continuité


Vous m’avez connue sous le nom de Miss Gribouillis . Aujourd’hui, mon travail porte un nouveau nom : Maison Texera. Et je voudrais vous expliquer pourquoi — car tout cela ne fait qu’un. La même main, le même chemin, simplement arrivé à maturité.


Au commencement, un seul outil


Tout a commencé avec un stylo bille sur une feuille blanche. Un seul outil, le plus simple qui soit.


Pendant des années, c’est avec lui que j’ai tout appris. La rigueur d’abord : les appuis plus ou moins forts, la pression maîtrisée, le remplissage patient, trait après trait. Et puis son contraire : le lâcher-prise, le geste qui part, le gribouillis qui crée le mouvement et la vie. L’un n’allait pas sans l’autre. Il fallait apprendre les deux, lentement, jusqu’à ce que la main sache toute seule.


C’est de cette époque que vient le nom de Miss Gribouillis. Le gribouillis, c’était mon école : la liberté du trait, le mouvement, la recherche.


Chercher, encore, jusqu’à trouver


Le stylo n’était qu’un début. Pendant des années, j’ai cherché. J’ai exploré toutes sortes de matières et de surfaces, j’ai changé d’outils, de gestes, de couleurs — longtemps, patiemment, comme on cherche un trésor sans savoir encore à quoi il ressemble. Chaque tentative m’apprenait quelque chose.


Rien de tout cela n’était une dispersion. C’était une quête, et chaque détour comptait. Sans le savoir, à force de chercher, je me rapprochais peu à peu de ce qui allait devenir vraiment le mien.


Quand le geste a trouvé sa voie


Le jour où je suis passée au crayon blanc sur le fond noir, tout est devenu simple. Toutes ces années de recherche étaient là, acquises. Je n’avais plus à penser à la technique : elle était devenue une seconde nature.


Alors j’ai pu passer à autre chose. Ce n’était plus une question de geste, mais d’osmose : me fondre dans le sujet, entrer dans l’énergie de l’animal, le faire surgir de l’ombre.


Miss Gribouillis avait appris à dessiner. Ce qui venait après avait besoin d’un autre nom.


Pourquoi Texera


Ce nom, je ne l’ai pas inventé. Je l’ai découvert.


En remontant le fil de ma famille, j’ai appris d’où je venais vraiment : d’une lignée partie du Portugal jusqu’à l’île de la Réunion, et d’un ancêtre arrivé enfant sur un navire qui s’appelait Le Rossignol. Toute cette histoire — l’ancêtre qui dessinait sans avoir appris, l’arbre qui a donné son nom à ma lignée, l’oiseau qui veille sur mon travail — je la raconte dans les Carnets de Texera.


Maison Texera, c’est tout cela réuni : mon art, mes racines, mon histoire.

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